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LES PRISONNIERS DÉLIVRÉS. 123

Les quatre autres, beaucoup moins intéressants encore, S1lest possible, étuent quatre faussaires : La Corrège où La Caurôge, né en 4746: Jean Bechade la Barte, né en 1558: Jean-Antome Pujade, né en 1501: enfin Bernard Laroche, n6 en 4769, commis ou uégoctant. fous quatre décrétés de prise de corps et ceroués à la requête du procureur du roi, au mois de janvier 1787, pour falsification de lettres de change.

On le voit, de ces sept prisonniers, un seul, Faver- nier, pouvait tre considéré à la rigueur comme avant été à l'origine un prisonnier d'Étud; mais, quoi qu'il en fût. il n'était plus qu'un simple aline lorsqu'il arriva à la Bastille.

Que devinrent ces victimes de là tyrannie après leur lib‘ration? Aucune n'a fait parler d'elle et n’a marqué d'une facon quelconque dans la Révolution. Quel beau titre pourtant c'eût été que celui-ci : Pri- sonnier de la Bastille, délivré par le peuple! Mais il n'y eut pas moyen de procurer cette satisfaction aux Vainqueurs. Le seul peut-être qui eût pu remplir un pareil rôle, le comte de Solages, retourna dans son

pays, aux environs d'AIDI, et mourut vers 1825 dans «a famille !, qui avait consenti à le reprendre, son père étant mort sans doute, le coupable ayant suf- sanunent expié ses crines, et les Justes ressentUMents Gant calmés avec les souvenirs. Les deux fous ne

1. A. Pégis, dans l'ntermédiaire du 10 avril 4889, où il a donné toutes les dates que nous Venuns de reproduire.