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LA BASTILLE EN 1789.

fait une impression si profonde chez nos Voisins et dont on publià une traduction française en 4788. avaient fortement agi sur Fopinion. Joignez-v Jos souvenirs historiques, depuis Hugues Aubriol wi L cage du cardinal La Balue jusqu'à la décapitation de Iron,

A côté de lhistoire, il y à la légende, plus puissante encore sur les imaginations. Souvent elles se mélaient l'une à l'autre, comme pour le Masque de fer et pour Latude. N'oublions pas cette madame Legros qui s'était dévouée à la cause de Latude et, avee un zèle infatigable, poursuivait de ses démarches, de ses réclamations, de ses sollicitations, les ministres, les grands personnages, les magistrats, le lieutenant de police, sans négliger leurs valets : « Si quelqu'un eut la gloire de la renverser, a écrit Michelet avec son vrisme habituel, c'est cette femme intrépide qui si longtemps travailla à la délivrance de Latude contre toutes les puissances du monde. » Qui pour- rait dire tout ce que de petits contes attendrissants, et d'ailleurs absolument imaginaires, comme celui de l'araignée de Pellisson, avaient amassé de haines contre Ja orande prison dans les âmes sensibles ?

Enfin la Bastille avait contre elle, d'une part, son

aspect formidable, menaçant, sinistre, qui accréditut

de d'avance toutes les horreurs qu ’on en Lcontaut :

la nuit profonde, presque np

l'autre, Sofi mvsiere, L'imagn ion a beau

hétrable, qui pesail sur cle.

l L : , v ; (at 1} jeu à travailler dans l'ombre. Que n r'aCon