Page:Fournier - Mon encrier (recueil posthume d'études et d'articles choisis dont deux inédits), Tome I, 1922.djvu/102

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
87
NOTRE DÉPUTATION

de le désintéresser des questions publiques, et de l’amener à ne plus penser.

Depuis dix ans, on a vu sa nature de raffiné tendre constamment à ce but, de pousser à la tabagie les ministériels de la province de Québec.

Depuis dix ans, sinon par calcul au moins par instinct, — pour ne pas être dérangé, — il s’est appliqué, avec persévérance et ténacité, à avilir la députation canadienne-française, afin de la mieux tenir dans sa main.

Il faut avouer qu’il n’a pas manqué son coup.

Après tant d’années et tant d’efforts, il a réussi enfin à faire de ce groupe, autrefois influent et respecté, un innombrable ramassis, — un troupeau, — qui n’excite plus, chez nos concitoyens anglais, que la risée ou le mépris.