Page:Fournier - Mon encrier (recueil posthume d'études et d'articles choisis dont deux inédits), Tome I, 1922.djvu/81

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MON ENCRIER

L’influence de la Loge m’est-elle nécessaire pour faire éclore et mûrir des schemes ?

M’a-t-on jamais vu faire la coulisse à la « Législature » avec l’appui des F… ?

Est-ce que j’aurais sur la conscience certaines opérations — financières et autres — qui d’ordinaire conduisent tout droit au pénitencier ?

Enfin, serais-je tout simplement l’un de ces deux ou trois cents Homais qui, en sachant tout juste assez pour lire la Presse ou le Pays, vous soutiennent froidement, en pleine rue Saint-Jacques, des thèses sur l’éternité de la matière, et qui s’imaginent avoir mené le monde lorsqu’ils ont procuré une job à Godfroy Langlois ?

Non, non, je ne suis rien et je n’ai rien fait de tout cela. Alors, je ne suis pas maçon, c’est clair !

Et puis, vous savez, le jour où je le serais, je me demande si les gens du Pays seraient aussi pressés de le crier sur les toits. Avez-vous remarqué que le Pays n’a pas encore accusé de maçonnerie M. Langlois ?…