Page:Frébault - Apothicaire et perruquier.djvu/13

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coiffure ? Ma foi ! le vieux m’a dit qu’il reviendrait me prendre, attendons ! mangeons ! et cependant je mange sans appétit. J’ai un cheveu dans mon existence ; le souvenir de cette jeune fille et de son opulente chevelure me poursuit partout. (Il se lève.) Je la voyais là-bas tous les matins en allant faire mes barbes.

Romance.
PREMIER COUPLET.
––––––Un ange, une femme inconnue,
––––––Que je rencontrais chaque jour
––––––A Carpentras, dans la Grand’rue,
––––––M’embrasa du plus tendre amour.
––––––Ah ! sapristi ! qu’elle était belle !
––––––Je pris feu comme l’amadou.
––––––En rasant, en coiffant, c’est elle,
––––––C’est elle que je vois partout.
DEUXIÈME COUPLET.
––––––Ô charmante blonde ! à ta vue
––––––J’ai senti que j’avais un cœur.
––––––Pourquoi que tu m’es apparue,
––––––Brillante étoile du coiffeur ?
––––––Toujours ta douce voix m’appelle.
––––––Sapristi ! j’en deviendrai fou !
––––––En rasant, en coiffant, C’est elle,
––––––C’est elle que je vois partout.