Page:France - Sur la voie glorieuse.djvu/62

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Xerxès

Que m’importe ! Le ciel est pour moi. Seuls entre les hommes les Perses connaissent les vrais dieux. J’ai donné aux dieux immortels les plus sûrs témoignages de ma piété. Je leur ai sacrifié des chevaux blancs et de jeunes hommes afin qu’ils me donnent la victoire. Les Grecs n’adorent ni le soleil, ni les astres, et ils sont très ignorants dans les choses divines. Les Athéniens ne font rien d’agréable aux puissances célestes et se refusent à verser le sang des victimes humaines. Ils se sont souillés chez les Lydiens d’impiétés horribles. Ils ont incendié, à Sardes, les temples et les Bois sacrés. Le ciel les punira de leurs crimes et leur perte est assurée.

Je porterai la guerre contre eux, afin d’acquérir devant les hommes une haute renommée et d’apprendre à tous les peuples ce qu’il en coûte d’envahir un pays qui m’appartient. Mon dessein est de conquérir non seulement la Grèce, mais toute l’Europe. L’Europe est belle, le ciel y est doux et la terre fertile ; on y cultive toutes sortes d’arbres fruitiers. De tous les mortels, je suis seul digne de la posséder.