Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/545

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— Ah ! monsieur, lui dit cet homme, la jolie dame, et combien elle est comme il faut ! Que n’êtes-vous arrivé cinq minutes plus tôt ?

— Quelle dame… ? pourquoi ?

— Cette dame si distinguée qui sort, elle venait, monsieur, chercher des renseignements sur M. Gerdy. Elle m’a donné vingt francs pour répondre à ses questions. Il paraîtrait que M. Gerdy se marie. Elle avait l’air tout à fait vexé. Superbe créature ! J’ai dans l’idée que ce doit être sa maîtresse. Je comprends maintenant pourquoi il sortait toutes les nuits.

— Monsieur Gerdy ?

— Mais oui, monsieur, je n’en ai jamais parlé à monsieur, vu qu’il avait l’air de se cacher. Il ne me demandait pas le cordon, non, pas si bête. Il filait par la petite porte de la remise. Moi je me disais : — C’est peut-être pour ne pas me déranger, ce qu’il en fait, cet homme, c’est très-délicat de sa part, et puisque ça lui plaît…

Le portier parlait, l’œil toujours attaché sur sa pièce.

Lorsqu’il leva la tête pour interroger la physionomie de son seigneur et maître, le père Tabaret avait disparu.

— En voilà bien une autre ! se dit le portier. Cent sous que le patron court après la superbe créature ! Joue des flûtes, va, vieux roquentin, on t’en don-