Page:Garcin de Tassy - Histoire de la littérature hindi et hindoustani, t2.djvu/11

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tani. Ici j’en donne de plus étendus, traduits pour la première fois, comme dans le volume précédent ; et je me flatte qu’ils seront lus avec le même plaisir que ceux que j’ai déjà fait connaître antérieurement dans le Journal Asiatique et ailleurs, tels que l’intéressant roman de la Rose de Bakâwalî, la jolie satire intitulée Conseils aux mauvais poëtes, la Description de Calcutta, etc. etc. Je désire avoir prouvé par mes traductions, que cette double littérature, jusqu’à présent si peu connue, offre un intérêt réel et varié.

J’ai eu soin de distinguer par des lettres italiques, dans les véritables traductions, ce qui n’est pas dans le texte, c’est-à-dire, les mots destinés à développer le sens de l’original ; mais je n’ai pas eu cette attention dans tout ce qui est analyse et traduction libre ou abrégée. J’ai suivi en cela la méthode adoptée par le Maistre de Sacy dans sa traduction de la Bible, et par Sale dans sa traduction du Coran[1] ; et à cette occasion je dois protester contre quelques passages de mes traductions, où l’on pourra trouver des idées peu en harmonie avec le christianisme catholique, et rappeler que j’en suis le simple traducteur.

Dans la préface du premier volume de cette histoire, j’ai tracé la chronologie de la littérature hindoustani, et j’ai indiqué l’importance qu’elle a pour le littérateur, l’historien, le philosophe. Je dois actuellement donner la classification des compositions de cette littérature, et parler des formes diverses qui les distinguent.

En hindoui on ne trouve guère que des compositions en vers. Ces vers, mesurés par syllabes généralement groupées par quatre, se partagent en deux hémistiches rimes. Toutefois

  1. Je parle ici de l’édition originale ; car on a négligé ces distinctions dans les éditions subséquentes.