Page:Garneau - Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours, tome I, 1845.djvu/198

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
198
HISTOIRE

tissait leurs pieds de la rigueur du froid. Cependant beaucoup d’entreux en Canada se couvraient à peine le corps, même l’hiver, comme l’atteste Jacques Cartier.

Les femmes, couvertes jusqu’aux genoux, avaient un costume qui différait peu de celui des hommes, excepté qu’elles avaient la tête et les bras nus. Elles portaient des colliers de coquillages, dont elles distribuaient aussi des branches sur le devant de leurs vêtemens resplendissant de couleurs brillantes, où le rouge prédominait.

C’est dans la manière de se parer que se distinguaient les Sauvages des diverses tribus. Ils se peignaient « le visage et le corps, soit pour se reconnaître de loin, soit pour se rendre plus agréables dans l’amour ou plus terribles dans la guerre. À ce vernis, ils joignaient des frictions de graisse de quadrupède ou d’huile de poisson, usage familier et nécessaire pour se garantir de la piqûre insoutenable des moucherons et des insectes qui couvrent tous les pays en friche.[1] » Ils se couvraient le corps de figures d’animaux, de poissons, de serpens, etc., avec des couleurs très vives et variées, selon leurs caprices. Ils aimaient beaucoup le vermillon. Les uns se peignaient le nez en bleu ; les sourcils, le tour des

  1. Raynal.