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DU CANADA.

commerce, désordres en effet qui étaient si peu de chose, qu’ils avaient entièrement cessé lorsque M. de Pétrée revint en Canada. Personne ne voudra croire aujourd’hui que les établissemens isolés et nécessairement pauvres encore que fondaient alors nos industrieux ancêtres sur le St.-Laurent, présentassent, comme le disaient les partisans de l’évêque, des scènes de débauche et de dissolution qui auraient rappelé les temps les plus corrompus de Rome ! Cela n’est pas croyable d’habitans « dans chacun desquels, au rapport d’un vieux et vénérable missionnaire contemporain, l’on voyait un désir ardent de son salut et une étude particulière de la vertu. » (Relation des Jésuites, 1642-3.)

C’est pendant que le pays était encore agité par ces discordes, que le 5 février (1663) une forte secousse de tremblement de terre se fit sentir dans presque tout le Canada, et dans une partie de la Nouvelle-York et de la Nouvelle-Angleterre[1], laquelle fut suivie par d’autres plus faibles qui se succédèrent, dans la première province, à des intervalles plus ou moins éloignés jusque vers le mois d’août ou septembre.[2] Le mal qu’elles causèrent fut moins

  1. Morton et Josselyn.
  2. « Les jours gras qui furent signalés entre autres par le tremblement de terre effroyable et surprenant qui commença une