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HISTOIRE

France, en Allemagne, et en d’autres pays de l’Europe, et avait eu l’honneur d’être désigné, par Turenne, au roi pour commander les secours qu’il envoyait à Candie assiégée par les Turcs[1].

En prenant les rênes du gouvernement, il voulut assembler le conseil souverain d’une manière solennelle ; et contre l’usage ordinaire, il lui adressa un discours que nous reproduirons ici, et dans lequel on reconnaît le soldat qui aime à voir dans le succès des armes la grandeur de sa patrie. Cette harangue est peut-être la première qui ait été prononcée par le représentant du roi dans cette colonie, en pareille circonstance ; et à ce titre, nous avons cru devoir conserver des paroles qui se sont rarement répétées sous le gouvernement français. « Après vous avoir remercié, dit le nouveau gouverneur, de toutes les civilités que j’ai reçues de vous, et vous avoir témoigné la joie que je ressens d’être au milieu de mes

  1. Oraison funèbre du comte de Frontenac prononcée le 19 décembre 1698 par le P. Olivier Goyer, Recollet (Manuscrit, Bibliothèque du Séminaire de Québec.

    Ce panégyrique qui, comme tous les panégyriques, peint celui qui en est l’objet sous les couleurs les plus favorables, est accompagné de notes qui en font une peinture toute contraire, mais dans un langage qui est de nature à détruire l’effet que l’auteur attendait de sa critique.