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HISTOIRE

sairement distinct et différent de ceux qui ont eu, qui ont conservé, et qui conservent encore des dénominations différentes.

Ce principe paraît si clair et si évident par lui-même qu’on ne suppose point qu’il puisse être contesté ; et c’est d’après ce principe qu’on déterminera l’étendue de l’ancienne Acadie. Ils déployent alors une foule de titres et d’actes publics pour prouver que ce que l’Angleterre réclame portait anciennement les noms de Etchemins ou Norembègue, baie Française, Acadie, Grande Baie du St.-Laurent, Gaspésie, etc, et que dans un mémoire adressé au roi en 1685, l’intendant du Canada, M. de Meules, disait que les terres du Canada commencent au Cap-Breton ; Ils ajoutent à ces preuves les témoignages de nombreux auteurs, et entre autres des géographes Halley, Salmon, Homan, etc. ; des historiens Jean de Laët, Denis, Champlain et Lescarbot, dont le concours forme un corps de preuves, suivant eux, qu’il est impossible de contredire, et en présence desquelles c’est sans doute par une pareille inadvertance que les commissaires anglais ont avancé au paragraphe lxxvi, que la rivière St.-Laurent est la borne la plus naturelle et la plus véritable entre les possessions des Français et celles des Anglais ; et qu’elle a toujours été appuyée comme telle par la France