ainsi commencée n’a aucun rapport avec la suite, où reparaît notre vrai Poucet. « Plein-Poignet, en s’en venant, trouva un bœuf qu’on appelait le bœuf moreau. Il s’était assis derrière un mur, et le bœuf le prit pour un chardon et l’avala. Le lendemain, sa mère, qui le cherchait partout, passa devant le bœuf en criant : Plein-Poignet, où es-tu ? — Mère, cria-t-il, je suis dans le ventre du bœuf moreau50. La mère se désolait de savoir son petit dans le ventre du bœuf ; elle ne savait comment faire pour l’avoir, quand tout d’un coup le bœuf moreau fit un bousat, et dedans se trouva Plein-Poignet. » M. Gras ajoute : « Le Petit Poucet est populaire dans nos montagnes. Nous en avons entendu raconter la légende avec une foule de variantes. En voici quelques fragments empruntés au patois de Saint-Jean-Soleymieux. Le nom du héros est légèrement modifié, mais il a la même signification. « Le Gros d’in pion51 paissait un bœuf ; il s’était mis derrière un chou. En mangeant le chou, le bœuf mangea le Gros d’in pion. Le maître tua le bœuf, et le chat qui passait mangea à son tour le Gros d’in pion. » Le chat, dit M. G., fut tué, et ce fut le chien qui mangea cette fois Gros d’un poing. Mais le loup dévora le chien ;
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