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Page:Gaston Paris, lepetit poucet et la grande ourse, 1875.djvu/47

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nouveau changement de domicile. « Il arriva que le loup en était bien ennuyé ; il ne pouvait plus manger, de moutons comme les autres. Quand il allait vers les bergeries, le Gros d’in pion, qui était dans son ventre, gueulait : Gare, gare, le loup vient manger vos moutons. » Dans cette situation critique survint le compère Renard qui conseilla au loup de passer entre deux pieux très-rapprochés l’un de l’autre, afin que la pression pût le délivrer d’un hôte aussi incommode ; ce qui fut fait. » M. Gras ne dit pas, ce qui doit être dans l’histoire, que le loup resta pris au corps par les pieux et mourut là misérablement : c’est, on le voit, le pendant exact et presque la traduction littérale du conte grec ; seulement ici, conformément à la tradition, le loup est bafoué par le renard. En considérant le début de ce second récit, où on voit que Poucet paissait le bœuf qui l’a avalé, on ne doutera guère que parmi les variantes que signale M. Gras il ne s’en trouve une qui ait conservé le récit primitif et nous montre Plein-Poignet ou Gros d’un poing conduisant les bœufs de son père en se plaçant dans l’oreille de l’un d’eux52.

Mais ce qui prouve encore mieux que ces fragments l’existence en français de l’histoire