de Poucet dans sa forme la plus ancienne, c’est l’expression wallonne à laquelle je reviens et qui est le point de départ de ces recherches. Il est clair que la dénomination de Chaûr-Pôcè appliquée à la Grande-Ourse suppose la connaissance d’un conte de Poucet où il remplit l’office de conducteur de bœufs, perché sur la tête du bœuf du milieu. Il est donc certain que tous les peuples qui ont employé ce nom ou un nom semblable ont connu l’histoire de Poucet telle que je l’ai racontée : un être merveilleux, d’une extrême petitesse et d’une grande intelligence, est représenté comme conduisant un attelage de bœufs en se plaçant dans l’oreille de l’un d’eux. Ce tableau, que retrace sur la terre le conte de Daümling, il est visible au ciel dans la constellation de la Grande-Ourse.
e pourrais m’arrêter à ce résultat, et je
m’y étais arrêté, quand un nouveau rapprochement,
qu’il m’a paru impossible de repousser,
mais qui m’avait échappé d’abord,
m’a été suggéré par la lecture d’une note de
M. Schenkl dans la Germania de Pfeiffer