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Page:Gaston Paris, lepetit poucet et la grande ourse, 1875.djvu/49

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(t. VIII, 1865 ; p. 384). « Le conte de Poucet, dit ce savant, est apparenté avec la légende d’Hermès, telle que l’a conservée l’hymne homérique. À peine né, le fils, encore tout petit, de Zeus, ne veut pas rester dans son berceau : il montre immédiatement son art et son adresse, et joue aux dieux toute sorte de mauvais tours. Comme Poucet, il sait faire l’innocent quand on le prend sur le fait ; il se glisse dans son berceau et s’y couche ἠύτε τέκνον νήπιον… Le comique grossier qu’on remarque dans notre conte (Grimm, I, 196) ne fait pas défaut non plus dans la légende grecque ; qu’on se rappelle la façon dont Hermès sait se défendre efficacement contre Apollon, quand celui-ci l’enlève dans ses bras (v. 294 ss.)…… Dans la bouche du peuple la vieille légende de Poucet semble s’être conservée plus pure encore. Nous le concluons d’un vase peint, sur lequel nous voyons le petit Hermès, reconnaissable à son petasos, assis dans un berceau en forme de soulier (Mus. Gregor. t. II, 81, 1 et 2). Panofka et Guhl-Koner ne veulent voir là qu’une forme particulière de berceau ; mais si on songe que nous ne trouvons d’ailleurs représenté sur les monuments qu’un berceau de forme plate (voy. Panofka, Bilder antiken