nom de Poucet, à tout le cycle des contes où il figure. En regardant au ciel les sept bœufs éclatants qui s’y promenaient en ordre, nos pères ont remarqué la petite étoilette placée au-dessus de celui du milieu, et ils en ont fait le conducteur. Mais le bœuf est si grand et si splendide, le bouvier si petit, à peine visible : c’est que c’est un nain ; il dirige les énormes bêtes en leur disant à l’oreille les mots qu’elles comprennent, car il est doué d’une sagesse merveilleuse. Elles lui obéissent, et il parcourt ainsi toutes les nuits son champ immense, faisant marcher ses bœufs à reculons, ou plus tard, quand il est devenu charretier ou laboureur, retournant, au milieu du parcours, son char ou sa charrue. — Transporté sur la terre comme tous les personnages dont l’imagination primitive avait placé l’activité au ciel71, le petit bouvier a gardé sa stature mignonne : il n’est pas plus grand que le pouce72, — il tient juste dans le poing, — il est gros comme une souris, — comme un moineau, — comme une noisette, — comme, une moitié de pois, — comme un grain de poivre. Son caractère divin se révèle encore dans les récits de sa miraculeuse naissance et dans sa ruse surhumaine ; mais bientôt on perd de vue ce caractère ; on ne
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