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Page:Gaston Paris, lepetit poucet et la grande ourse, 1875.djvu/59

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songe plus qu’à sa petitesse, et on se figure les conséquences qu’elle pourrait avoir pour lui. Si un de ses bœufs ouvrait la bouche, il l’avalerait, — et on raconte comment il fut avalé par un bœuf ; puis à ce premier épisode comique se rattachent, comme nous l’avons vu, les suites diverses, produits de la naïve gaîté et de l’imagination éveillée des peuples enfants. On perd enfin tout-à-fait le souvenir de son origine primitive, et on le place dans les conditions de la vie ordinaire, en racontant les aventures qu’a dû lui valoir sa petite taille. Ces transformations, où un seul trait antique s’est conservé, — la supériorité intellectuelle et le caractère malicieux de Poucet, et par suite, l’heureuse issue des épreuves qu’il traverse, — aboutissent à des récits comme certains épisodes des contes allemands, et surtout comme la plus grande partie de Tom Thumb, où la pure fantaisie se joue sur une donnée traditionnelle.

Une autre série d’aventures, conservée dans des contes tout modernes, se rattache, par delà la conception du char céleste, à Poucet voleur de bœufs, et était développée déjà dans les mythes grecs dont on a mis une partie sous le nom d’Hermès. En effet, le petit βοόκλεψ s’exposait à être découvert, et