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Page:Gaston Paris, lepetit poucet et la grande ourse, 1875.djvu/60

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on racontait comment, saisi par un être infiniment plus grand et plus fort que lui, il s’était fait : lâcher par une insolente espiéglerie et avait réussi à échapper au danger. Déjà altéré dans l’hymne homérique, ce trait, dans les contes modernes, n’est plus rattaché au vol des bœufs, et on a été obligé, pour l’amener, d’inventer d’autres circonstances par lesquelles Poucet tombé entre les mains de personnages, bien plus grands que lui, auxquels il réussit à échapper.

Le type du conte du Petit-Poucet, né ainsi des anciennes traditions relatives à la Grande-Ourse, comprenait donc : 1o la naissance miraculeuse du héros ; 2o Poucet laboureur ; 3o Poucet voleur de bœufs ; 4o Poucet emporté par quelqu’un et réussissant à s’enfuir ; 5o Poucet avalé par un de ses bœufs (et ensuite par d’autres animaux). On peut affirmer que tous les peuples chez lesquels le conte a conservé un de ces épisodes les ont anciennement connus tous les cinq, car ils sont indissolublement liés, soit par l’enchaînement logique, soit par leur relation avec la tradition primitive. Il est également certain que partout où la Grande-Ourse porte une dénomination qui la rattache à Poucet, le conte qui a pour