condamnant à mener éternellement le char céleste (Müllenhoff, Schleswig-Holsteinsche Sagen, Kiel, 1845, p. 300). — On voit que le charretier éternel est tantôt puni, tantôt récompensé ; l’un et l’autre motif est moderne, comme tous ceux du même genre : l’ancienne tradition se bornait au récit d’un fait : le sentiment a voulu ensuite donner à ce fait une signification morale ou religieuse. C’est là un trait presque universel dans l’histoire des légendes.
24. « Son chariot (au charretier éternel) est la Grande-Ourse ; quatre des étoiles représentent les roues, les trois autres sont les trois chevaux attelés (Schambach et Müller, l. l., no 95, 1). — « Hackelberg (voy. ci-dessous, note 25) est dans le char céleste ; son valet est sur l’un des chevaux (Ib, p. 345). » — « Le charretier est la petite étoile au-dessus du timon (Kuhn et Schwartz, l. l., no 424). » — « Le charretier éternel est assis au-devant du char (Kuhn, Westfælische Sagen, II, no 270). » — « Les quatre étoiles qui forment un carré sont les roues du char ; les trois étoiles de devant sont les trois chevaux ; sur te cheval du milieu est le charretier (Ib. no 271). » — « La petite étoile au-dessus du timon est le charretier (Ib. no 272). » — « L’ancien valet du bon Dieu a son siège sur le timon du chariot céleste (Müllenhoff, l. l.). »
25. Il ne faut pas confondre avec les croyances relatives à un conducteur réel du char celles qui attribuent le char à un personnage mythique dont il porte le nom. Celles-là sont vraisemblablement