65. Sur Hermès βουκόλος, νόμιος , cf. (outre l’article de Pauly) Guigniaut, de Ἑρμοῦ seu Mercuri mythologia (Paris, 1835), p. 11.
66. Est-ce par une attribution purement fortuite qu’Hermès, dans la fable 37 de Babrios, est représenté comme conduisant un char par le pays ?
67. Je n’ignore pas qu’on explique autrement le mythe du vol des bœufs, et qu’on reconnaît dans les larcins d’Hermès un trait distinctif de sa nature équivoque et crépusculaire. Il n’est pas impossible que cette interprétation soit vraie en partie et que le mythe du bouvier céleste n’ait cependant été rattaché à Hermès que beaucoup plus tard.
68. C’est-à-dire, en admettant que le mythe d’Hermès enfant se rapporte à cette étoile considérée comme conduisant les bœufs célestes, que les Grecs, quand ils eurent changé les sept bœufs en un char à timon, oublièrent le rôle de cette petite étoile, et imaginèrent un autre conducteur.
69. Ni Homère ni Hésiode ne mentionnent ce récit ; mais l’Odyssée (XIX, 395 ; XXIV, 24) et peut-être l’Iliade (V, 390) connaissent déjà Hermès comme un dieu voleur. Hésiode attribue aussi à Hermès la protection du bétail (Theog. 444). — L’attribution d’un récit à un nom auquel il ne se rattachait d’abord aucunement doit être considérée comme le fait le plus fréquent de la mythologie ; il faut le regarder comme toujours possible et ne jamais le perdre de vue. Au reste, l’hymne homérique a tous les caractères d’un récit altéré et à peine compris par le poète, — tout populaire et charmant qu’en soit le ton. Je crois donc