Voyez par exemple Grimm, D. M. p. 420, et Liebrecht, Otia Imperialia, p. 156. — M. Simrock voit dans Poucet le représentant de Thor, parce que ce dieu passa une nuit, d’après un récit eddique, dans le pouce du gant du géant Skrymir ; ce géant se retrouverait dans l’ogre du conte français et des récits pareils, et ainsi les contes si différents qui portent le nom de Poucet auraient leur unité primitive dans l’aventure de Thor (Simrock, D. M., 3e éd., Bonn, 1869, p. 246, 259). On voit que cette explication, très-ingénieuse d’ailleurs, ne s’appuie que sur le nom du héros, et ce nom n’a pas a mes yeux la portée que lui attribue le savant auteur.
73. Le Conte gaélique vient de l’anglais. Je ne sais même si aucun idiome celtique désigne la Grande-Qurse comme un char. D’ailleurs l’idée du char céleste, à elle toute seule, ne suppose nécessairement ni un conducteur, ni le conte de Poucet.
