on altéra, au moins en Russie, l’histoire de sa naissance, et on supposa qu’il était né, non du pouce, mais du petit doigt de sa mère : cette altération était indiquée naturellement par le rapprochement des mots mal’tchik” et pal’tchik” du moment que ce dernier avait reçu le sens de doigt, mal’ii palets” désignant le petit doigt aussi bien que mizinn’ii palets”, employé dans le texte du conte. — Si palets” est le même mot que pollex, il faut rejeter l’étymologie de porricere assignée à ce dernier par Corssen (Vokalismus3, II, 208), qui est d’ailleurs bien peu satisfaisante pour le sens et pour la forme. Il est probable que pollex est un de ces mots où ll provient simplement du renforcement postérieur d’une l primitive (Corssen, I, 226 ss.). — Cette explication étant donnée, je traduis Mal’tchik” s” Pal’tchick” par « Petit Poucet, »
Il y avait une fois un vieux et une vieille. Un jour la vieille était en train de hacher des choux quand elle fit un faux mouvement et se laissa retomber la hache sur le petit doigt, si bien qu’elle se le détacha de la main. Elle le prit et le jeta dans le tas d’ordures derrière le poêle. Voilà qu’elle entendit une voix humaine qui partait de derrière le poêle et qui disait : « Maman, retire-moi d’ici ! » La vieille, toute saisie, fit le signe de la