crier : « Battez le loup, battez le gris ! » Le vieux prit un bâton, la vieille un autre, et ils se mirent à battre le loup, et quand il fut mort, ils prirent la peau pour faire une touloupe à leur fils. Et ils se mirent à vivre ensemble, et ils vécurent longtemps heureux.
Le premier épisode de ce conte, la naissance de Poucet, est une curieuse variante à joindre à celles que j’ai rassemblées plus haut (p. 19-21). L’origine surnaturelle du héros du conte est là aussi clairement indiquée.
Le second épisode, ou le Labourage, est identique ici à ce qu’il est ailleurs, notamment dans les contes lithuanien, esclavon et roumain.
Le troisième épisode, la Captivité de Poucet, n’a été qu’indiqué plus haut ; je vais le rapporter d’après les différentes sources, afin qu’on puisse apprécier la ressemblance frappante qui existe entre ces diverses versions recueillies si loin l’une de l’autre. — 1. Lithuanien, « Passa en voiture un seigneur qui dit : « Mais, l’homme, est-ce que tes bœufs labourent comme cela sans personne ? » L’homme répondit : « C’est mon fils qui laboure, il est dans l’oreille d’un bœuf. » Le seigneur dit : Vends-moi ton fils. » L’homme ne voulait pas, mais son fils lui dit : « Petit père, vends-moi seulement ; s’il me couvre d’argent, il pourra m’emmener. » Le seigneur se dit : « Je n’aurai qu’à jeter une pièce sur lui, » mais il jeta sur lui un plein sac d’argent, le petit était toujours au-dessus ; il versa