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Page:Gaston Paris, lepetit poucet et la grande ourse, 1875.djvu/97

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conte lithuanien, mais sur lequel le conte russe a fixé mon attention. On voit ici Poucet et ses complices tuer, écorcher et partager les bœufs, la nuit, dans un endroit écarté. Ce trait, avec les différences qui ressortent des caractères du récit, se retrouve d’une manière frappante appliqué à Hermès, dans l’hymne homérique (notez au v. 97, la mention de la nuit sombre, ὀρφναίη νὺξ) :

V. 120 ἔργῳ δ’ ἔργον ὄπαζε ταμὼν κρέα πίονα δημῷ,
ὤπτα δ’ ἀμφ’ ὀβελοῖσι πεπαρμένα δουρατέοισιν
σάρκας ὁμοῦ καὶ νῶτα γεράσμια καὶ μέλαν αἶμα,
ἐργμένον ἐν χολάδεσσι· τὰ δ’ αὐτοῦ κεῖτ’ ἐπὶ χὼρης·
ῥινοὺς δ’ ἐξετάνυσσε καταστυφέλῳ ἐπὶ πέτρῃ…
V. 127 Ἑρμῆς χαρμόφρων ἐιρύσσατο πίονα ἔργα λείω ἐπὶ πλαταμῶνι, καὶ ἔσχισε δώδεκα μοίρας
κλήροπαλεῖς· τέλεον δὲ γέρας προσέθηκεν ἑκάστῃ.

Voici le passage du conte lithuanien qui se rapporte à cet épisode : « Quand ils furent venus dans les champs et qu’ils tuèrent les bœufs, ils se dirent : « Qui de nous ira laver les boyaux ? — « Je suis le plus jeune, dit le petit, et le plus leste, je m’en charge. » Les voleurs lui dirent ; « Bon, vas-y ! » Il porta les boyaux à la rivière, et en les lavant, il se mit à pousser des cris terribles : « Ah ! mon bon monsieur, je ne les ai pas volés tout seul ; il