Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/12

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II


Quelques heures plus tard, l’étranger fut vendu sur la place publique, et celui qui l’acheta était Putiphar, ministre du Pharaon.

— Comment te nommes-tu ? demanda-t-il à son nouvel esclave, en l’emmenant avec lui dans son char.

— Je suis Joseph, fils de Jacob, et je ne suis pas né en servitude.

— Mon joug te sera léger ou pesant selon tes mérites, dit Putiphar. Je suis un maître doux et humain, mais sévère, s’il le faut, et plein de justice.