Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/245

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


abrités d’une tente, sur lesquels paraîtront les danseuses ; ils s’assoient par terre, au milieu de leurs confrères déjà installés. Le gamelang, c’est-à-dire l’orchestre javanais, est au complet.

Cet orchestre est fort curieux et, pour nous, un peu bizarre. Il faut chercher dans l’Hindoustan et en Chine, en Chine surtout, l’origine des instruments qui le composent ; la gamme des cloches, les pierres sonores graduées, les tambours, les gongs, l’espèce de harpe qu’ils appellent gamelang, sont des instruments chinois. Après l’introduction de l’islamisme à Java, en 1405, la musique arabe essaya bien de supplanter la musique ancienne, mais elle ne put y parvenir ; quelques instruments nouveaux furent seulement ajoutés à l’orchestre, entre autres le rebab, sorte de violon à deux cordes. Le gamelang est pauvre en instruments à vent : une espèce de trompette, nommée subing et deux sortes de flûtes, c’est tout ce qu’il possède.

Mais, attention ! les instruments à percus-