Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/305

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Et tout en pleurant il demanda à être conduit auprès du défunt, afin de lui rendre les funèbres hommages.

Pendant ce temps-là Céleste interrogea le domestique, qui était venu avec ce jeune disciple du philosophe, et elle apprit par lui que c’était un noble étudiant qui s’appelait Li-Tiu et avait déjà passé brillamment plusieurs examens. Elle sut aussi qu’il venait d’une province lointaine, que les routes étaient mauvaises et peu sûres, que, pour arriver avant la nuit complète, il ne s’était arrêté ce jour-là à aucune auberge et n’avait pas mangé depuis le matin.

En entendant cela, la jeune femme fit taire son chagrin et commanda en toute hâte un souper.


Li-Tiu, quand il redescendit, la trouva occupée à surveiller la disposition des coupes de porcelaine sur le marbre rose de la table des repas.

— Noble jeune fille, lui dit-il, en s’inclinant, ne pourrais-je voir la veuve de mon maître