Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/43

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II


Horus se glissa jusqu’à un des obélisques qui précédaient le parvis, n’osant pas se croire vraiment invisible ; mais, comme nul ne le remarquait, il s’avança alors sans hésiter et s’adossa à un pilier, tout près de la porte principale du temple. Là, il attendit que, sa prière finie, Tantyris, s’en retournant, passât devant lui.

Le cœur gonflé d’émotion, il se remémorait le discours que son frère Aménâa venait de lui apprendre, et, si proche du moment décisif de sa vie, il lui semblait que les minutes