Page:Gautier - L’Orient, tome 1, Charpentier-Fasquelle, 1893.djvu/273

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CHINOIS ET RUSSES.

« Le lendemain, la fleur était fanée et l’oiseau s’était échappé par la fenêtre du côté de la Montagne-Bleue, où habite le génie des fleurs de pêcher.

« Mais les lèvres de la jeune femme étaient toujours aussi roses et les ailes noires de ses yeux ne s’étaient pas envolées. »

Ainsi s’exprime le poëte Tse-Tié. À beauté chinoise, madrigal chinois.

Il y a dans le pavillon du Céleste-Empire un musée intéressant, dont l’objet le plus curieux est le crâne d’un général célèbre par sa valeur, revêtu d’or et monté en coupe ; à l’intérieur du crâne, est peinte une figure de Bouddha, et sur le cercle entourant le test, comme disaient nos aïeux, sont inscrits des caractères anciens qui sans doute chantent les louanges de l’illustre guerrier. Nous ne parlerons pas des tasses de jade, des émaux cloisonnés, des céladons et aquilés, des vases teintés : ce sont choses connues.

Sur la galerie supérieure est établi un café-restaurant dont nous n’avons goûté ni les boissons ni les ragoûts. On nous a cependant