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chapitre xv

coup d’ascètes chrétiens sont des scatophages[1], et il cite l’exemple d’une Agnès de Jésus, d’une Marguerite-Marie, d’une Mme Guyon. Il résulte de là qu’on ne saurait être trop circonspect quand on est forcé d’aborder des questions de cette nature. Ce sera la conclusion de ce chapitre ; il est impossible de se prononcer d’une manière absolue et de prendre parti pour ou contre. Le plus sage est d’attendre en silence que la science ait dit son dernier mot, si jamais elle parvient à pouvoir le dire.




  1. Le mot scatophage pourrait, à vrai dire, prêter à de fausses interprétations. Les animaux dits scatophages se nourrissent d’excréments, et le font par goût. Or, l’ascète chrétien n’est pas atteint de perversion du goût. Son acte, tout exceptionnel qu’il soit, est un acte de mortification héroïque, un cas particulier, comme on l’a fort bien dit, « de la folie de la croix ».