Page:Georges Feydeau - La dame de chez Maxim.djvu/31

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Petypon, se levant péniblement, aidé par Mongicourt.

Et maintenant, je me lève parce que ça me plaît de me lever ! Je suppose que je n’ai pas besoin de vous demander la permission ?


Étienne, tout en secouant la redingote.

Oh ! non, monsieur… (À part.) Ce qu’il est grincheux quand il couche sous les canapés !

Il met la redingote sur le bras du canapé.

Petypon, maugréant, à Mongicourt.

C’est assommant d’être vu par son domestique dans une position ridicule ! (Sans transition.) Oh ! que j’ai mal à la tête !

Il se prend la tête.

Étienne (3), d’un ton affectueux.

Monsieur ne veut pas déjeuner ?


Petypon (2), comme mû par un ressort.

Ah ! non. (Avec dégoût.) Ah ! Manger ! Huah !… Je ne comprends pas qu’on mange.


Étienne, dégageant vers la droite.

Bien, monsieur.


Petypon.

Ah !… Où est madame ?


Étienne, qui a débarrassé la table du parapluie et du chapeau, revenant avec ces objets dans les mains.

Madame est sortie ! Elle est allée jusque chez M. le vicaire de Saint-Sulpice.


Mongicourt.

Toujours imbue de religion, ta femme ?