Page:Gibbon - Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, traduction Guizot, tome 13.djvu/324

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les ventes des marbres et des colonnes ne furent pas communs dans le moyen âge ; et le peuple de Rome, sans concurrens à cet égard, eût pu employer les anciennes constructions à ses besoins publics ou particuliers, si la forme et la position de ces édifices ne les eussent rendus, à bien des égards, inutiles à la ville et à ses habitans. Les murs décrivaient toujours la même circonférence ; mais la ville était descendue des sept collines dans le champ de Mars, et plusieurs de ces beaux monumens qui avaient bravé les outrages des siècles, se trouvaient loin des habitations, et pour ainsi dire dans un désert. Les palais des sénateurs ne convenaient plus aux mœurs ou à la fortune de leurs indignes successeurs ; on avait perdu l’usage des bains[1] et des portiques : les jeux du théâtre,

    totius reliquæ vitæ consiliis et rationibus discordes, inhumani fæderis stupendâ societate convenerant, in pontes et mænia atque immeritos lapides desævirent. Denique post VI vel senio collapsa palatia, quæ quondam ingentes tenuerunt viri, post diruptos arcus triumphales (unde majores horum forsitan corruerunt), de ipsius vetustatis ac propriæ impietatis fragminibus vitem questûm turpi mercimonio captare non puduit. Itaque nunc, heu dolor ! heu scelus indignum ! de vestris marmoreis columnis, de liminibus templorum (ad qæ nuper ex orbe toto concursus devotissimus fiebat), de imaginibus sepulchrorum sub quibus patrum vestroruni venerabilis civis (cinis) erat, ut reliquas sileam, desidiosa Neapolis adornatur. Sic paulatim ruinæ ipsæ deficiunt. Le roi Robert était cependant l’ami de Pétrarque.

  1. Cependant Charlemagne se baigna et nagea à Aix-la-CliapelIe avec cent de ses courtisans (Éginhard, c. 22,