Page:Girardin - La Canne de M. de Balzac.djvu/125

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


— Au fait, dit Tancrède, je vous la dirai toujours ; seul, je n’en puis rien faire, et j’aime autant que vous en profitiez.

— Eh bien ?

— Eh bien, le ministère anglais est changé, lord *** a donné sa démission.

Cette nouvelle produisit sur le banquier encore plus d’effet qu’elle n’en avait produit sur le conseil des ministres.

— Mais, êtes-vous bien sûr ?… dit-il.

— J’en suis aussi certain qu’il est possible de l’être, et je donnerais en ce moment tout l’argent que je voudrais gagner pour pouvoir vous inspirer ma conviction et vous raconter les étranges événements qui me l’ont donnée… Je le sais, vous dis-je, je le sais positivement.

— Comment le télégraphe n’a-t-il pas déjà ?… Ah ! le brouillard est tel depuis trois jours, que cela se comprend… Allons, mais vous me donnez votre parole d’honneur…

— Ma parole d’honneur, dit Tancrède avec l’accent de la loyauté.

— Eh bien, au revoir, mon associé ! revenez demain matin.