Page:Giraudoux - Électre.djvu/225

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femme Narsès, je suis ta fille… On a crié !

LA FEMME NARSÈS. – Non, ma fille !

ÉLECTRE. – Tu es sûre qu’il avait son épée, qu’il ne s’est pas trouvé devant eux sans épée ?

LA FEMME NARSÈS. – Tu l’as bien vu passer ! Il en avait mille ! Calme-toi. Calme toi.

ÉLECTRE. – Qu’elle était longue la minute où tu as attendu au seuil de la piscine, ô ma mère !

LA FEMME NARSÈS. – Si tu racontais, toi ! Tout sera fini que nous ne saurons rien !

LE MENDIANT. – Une minute, il les cherche. Voilà ! Il les rejoint !

LA FEMME NARSÈS. – Oh ! Moi, je peux attendre. C’est doux de la toucher, cette petite Électre. Je n’ai que des garçons, des bandits. Heureuses les mères qui ont des filles !

ÉLECTRE. – Oui… Heureuses… On a crié, cette fois !

LA FEMME NARSÈS. –