Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/136

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MERCURE. — Que dites-vous ?

ALCMÈNE. — Je ne l’attendrai pas. Je vous en supplie, Mercure, détournez de moi la faveur de Jupiter.

MERCURE. — Je ne vous comprends pas.

ALCMÈNE. — Je ne peux être la maîtresse de Jupiter.

MERCURE. — Pourquoi ?

ALCMÈNE. — Il me mépriserait ensuite.

MERCURE. — Ne faites pas votre naïve.

ALCMÈNE. — Je suis impie. Je blasphème dans l’amour.

MERCURE. — Vous mentez… C’est tout ?

ALCMÈNE. — Je suis lasse, malade.

MERCURE. — Ce n’est pas vrai. Ne croyez pas vous défendre contre un dieu avec les armes qui écartent les hommes.