Page:Giraudoux - Simon le pathétique.djvu/160

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Is ! SIMON LI PATHÉTIQUI

note, de façon seulement à bien nous rappeler. qu’un rossignol, pendant le longs intervalles, se taisait. Déja le murmure de la nuit s’ordon· j nait, déjà on y distinguait, comme dans la voix d’un orgue usé, des vides, des grincements : ici auraient dû ooasser les grenouilles, la-bas · aboyer un chien ; et à droite surtout se taire cette voix menaçante qui appelait « Simon ! é Simon ! u Pourquoi fallait-·il que l’enfant vagabond ou rêveur de ce village, de cette nuit, portât justement mon nom ? On le battit. Nous l’entendons pleurer..l’étais ému comme si l’on p battait une fillette nommée Hélène. — Je pris la É main de mon amie.-Elle

la dégagea. Elle hausse les épaules. Vraiment ?... Comme nos ombres étaient mêlées, je retirai la mienne, plus brusquement encore qu’elle n’avait dégagé sa main. Qu’étaitelle après tout ? La nuit passée j’avais justement rêvé d’une femme parfaite, et si confiante aussi dans la perfection qu’elle me conduisait dans le pays où meurent ceux qui ont fait le, plus léger mensonge ; qui phurait ; que I je

·portais dans mes bras sur une corde raide,

g au-dessus de cascades, que je laissai échapë Ã per, qu’on ne revit jamais... Qu’était Hélène,