Page:Giraudoux - Simon le pathétique.djvu/220

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au sinon en wrmmgus

qu’on roulait au lieu de sa naissanoet De la chambre, je retrouvais toutes les frontières de ma jeunesse, la route que je ne pus franchir, qu’à huit ans, le ruisseau qu’on me défendit de passer jusqu’à douze, la lisière de la forêt où I je ne pus me perdre qu’à partir de quinze ans, - et l’on devinait plus loin, comme les oeroles d’un tronc d’arbre, toutes les autres frontières rondes j qui chaque année s’ajoutent... Un vieillard était t chaque matin prisonnier dans le premier cercle de mon enfance ; je lui parlais, il me répondait par mon nom.

L’automne était venu, verrière de l’année· Les écoliers qui jouaient à la guerre, soudain impi· j toyablas, jouaient à la chasse. Dans Pangle de chaque champ, de chaque jardin, initiale en fusion, un feu brûlait, et la pluie, faite de ces fumées, sentait les herbes et le bois vert. Le soir, sur la route défoncée, les mille carrioles É arrivaient à éviter l’ornière et à laisser mille traces différentes, toutes en or. Le boulanger enfilait ses couronnes dans son bras gauche, . pour pouvoir, à la première goutte, ouvrir son parapluie. Les laboureurs traçaient au milieu du guèret leur premier sillon, le reprenant jusqu’à ce qu’il fût droit, comme un élégant la