Page:Girault - Manuel de l'étranger à Dijon, 1824.djvu/437

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président au parlement de Dijon, mourut en cette ville le 19 juin 1572. Ce magistrat, qui avoit également la confiance de la province et de sa compagnie, fut chargé de plusieurs missions en Cour pour y solliciter la révocation de l’Édit de Nantes, ce qui lui donna occasion de publier plusieurs mémoires en faveur de son opinion qui alors ne prévalut pas [1]. Ce qui fit

  1. Ce fut la révocation de cet édit, sous le règne de Louis XIV, en 1685, qui fit quitter la Bourgogne à Georges-Louis Lesage, né à Couches le 9 janvier 1676, descendant par les femmes de Théodore Agrippa d’Aubigné, aïeul de Mad.e de Maintenon. Savant professeur de mathématiques et de philosophie à Genève, M. Lesage s’y fixa, et y publia sur ces sciences, plusieurs ouvrages très estimés, dont les principaux sont : Le mécanisme de l’esprit, 1699, in-12 ; La Religion du philosophe, 1702, in-12 ; Aphorismes de philosophie, 1718, in-12 ; Abrégé de physique, 1730 ; et autres, mentionnés dans la Bibliothèque de Bourgogne. Il mourut à Genève en 1759. Son fils G. L. Lesage n’a pas eu moins de réputation et de talens ; sa vie a été publiée par Pierre Prévost d’Irai. Genève 1805, in-8.°, 600 pages.