Page:Godefroy - Dictionnaire de l'ancienne langue française, 1881, T01, A-CASTA.djvu/785

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CAL CAL CAL

r.MSSE, s. f., arbuste odorant, casia : Si senble qn’ii ea sorde et naisse Mirre, aloe, basrae et caisse, (l’araphr. du ps. Eructmil, Brit. Mas. add. 15606, P ÏT.) : CAISSETTE, S. t., le péricarde : Caissette du cœur, en grec péricardes et latin capsule, est la membrane ou tunique qui contient le cœur, comme un estuy ou coffret. (Laur. Joub., Gr. Chir., Interpr. des dict. anat.) CAiçsiAU, s. m., corbeille : Corbis, caissiau d’ozeres, corbilloD. (Ca- thol., Richel. 1. 17881.) cAisuN, voir Choison. CAJOis, voir Cageois. CAJOL, voir Cageol. CAJOLER, voir CAGEOLEn.

CALABRE, s. f., partie de la porte :

Par tel vertu laisse la porte aler,
Que li calabres en a .iiii. tuez.
(Les Loh., ms. Montp., f° 182.)
— Machine de guerre :

Ils commandèrent pareillement a tous les charpentiers de la ville d’adresser et mettre en point les calabres et pierrieres de la ville. (Noguier, Hist Tolos., III, xiii.)

CALADRIL, voir Caradril. CALAFRE, voir CUALEFRE. CALAGE, S. f., sorte d’arbre : Droit au pié de la porte par devers le prcaigc Sort nne fonlenele au pié d’une calage. (Quat. Fits Aijmon. Richel. 21387. f° 3G». et Ren. de Monlaub., p. 331, Michelant.) CALAIONE, voir Cbale.we. CALAIN, callain, s. m., manœuvre eoi- ployé aux travaux de vigne : Az ovriers vigueurs douze deniers, aï calains onze deniers. (13oo, Pr. de l’H. de Metz, IV, 139.) A chescun ovriers vignors dix deniers... Azcallains a chascun nucf deniers. (Ib.) cALAiNT, s. m., espèce de drogue : Faites bouillir du mastic, et d’encens bien pouldré en yaue. et d’une chose qui s’appelle estoracis calaniita, et lapda de camomille, et de mellilot de Anthos, de calaint, de nigella, de rulc, de nienle, fl de sauge, et faites tenir les narines du cliieu sus le pot ou cela bouillira. (Chasse de Gaston Pheblis, ms., p. 105, ap. Ste-Pal.) CALAMAY, kalemay, s. f., Chandeleur, fête de la Purification de la Vierge : Rendre et paier a ladite Katcrine.. cent livres de monae courante a ces termes qui s’ensievent, c’est a savaer a Noël pro- chaein cinquante livres, et a la kalcman procheine autres cinquante livres. (1303, Accord, Morice, Pr. de VU. de Bret., I, 1182.) Rendant et payant audit viscomte par chascun an traize livres de bonne monnoie courante sans plus de censive, c’est a sca- voir en checune calamay 60 sols, a checune fiire a Dinan cent sols, et en checune feste lie Noël cent sols. (1313, Arrantement fait liar le vicomte de Holian, ib., col. 1236.) CALAJiiTEUR, S. m., celui qui fait le malheur de, qui est le fléau de : Du non solahle calamiteur du monde, Alexandre, (tl. Cuastell., Chron. du D. Phil., Proesme, Buchon.) CALAMITON, S. Ul. î Chappelains. clercz calamilons. servi- teurs. (1331, Arch. Aube G 2340, 1’° 21 r».) Le même texte porte ailleurs : enfants de la calamité. CALANE, s. f., sorte de bateau : .... Marchant qui par la mer marche En nef, en calane on en arche. (Perceforesl, vol. II. f 81^ éd. 1328.) CALAsiN, S. m., p.-ê. chaland : Qui par mer maine dromons et calasiits. (Aiiseis, Richel. 793, P 35.) c.LCAiN, s. m., talon : Prend del veske une coroie des lo r.hief joskes al calcain. (Dial. SI Greij., p. 130, Foerster.) CALCANT, adj., orgueilleux : Toî hon est faus, vis et mentierres, Toz hon calcanz est et guillerres. (G. DE Coi.Nci, Mir., ras. Briix.. 1" 132.) CALCEis, - eys, s. m., chaussée : Envers l’abatent enmi le calccys. (Raimb., Ogier, 7H.t3, Barrois.) CALCHiER, voir Chaucuier. CALCOFANu.M, S. ui., sorte de pierre précieuse : Calcofanum. (Lapid. d’un roi d’Arrabe, ms. Berne 646.) CALCULATioN, S. f., calcul, copipte : La calculatioH et dénombrement des bons et mauvais anges. (Ms. Richel. 4437, f« 246 r».) CALCULEMENT, carculement, s. m., cal- cul : Eu tenant Testât, carcuUcmenl et di-itri- bution des deniers. (1509, Almeuêehes, Areh. Orne, 11 9.) CALDIER, s. m., sorte de mesure : Une mes^ire de six caldiers. {Ancienn. des Juifs, Ars. 5083, f 70.) CALDONiE, S. f., calcédoine ; Esmeraudes, safirs cslis. Et caldonics. cl rubis. Il i ot de maintes colors. (Rf.s. de Beaujeu, Biaiis Dcsconnem, 1670, Ilippeau.) cALEDRETOis, S. m., langage de Ca- labre, ou patois quelconque : Dieu ! quel langaige vous parlei. Parlez a droit si vous voulez, Je n’entends point calebrclois. Olyst. de S. Did., p. 288, Carnandet.) CALEFATERIE, cali, S. f., Calfeutrage : Charpenterics, callefalerios. (1295, Arch. J 456, pièce 36.) c.vLEFORCHiES (a), loc. adv.. à cali- fourchon : Cest Guillaume avoit eu ronlurc Dont il crt si rons cl trenchics Oa’il aloit a caleforchies Pas avant autre et bêlement. (J. I.E M,iRCUAST, Mir. de N.-D., ms. Chartres, f» 21.) CALEMAR, voir GAItEMARD. cALEXDAiRE, kat., adj., qui est fait en un mois : Laquele (hystoire) est devisee en .m. manières, ce est assavoir hystoire annuele, kalendaire et effimcre. (GciÀrt, Bible, Gen., I, ms. Ste-Gen.) CALENDER, kal., V. n., établir un ca- lendrier? De aprendre l’uz e enseigner En romance l’art de kalender. {Art de Kaîendere en romance, ap. Hartshorno, 1829. p. xui.) Dans la Vienne, calender signifiait con- tribuer aux charges de la mense lorsque ses revenus étaient insuffisants. CALENDIER, call., kal., callendrier, s. m., rôle, registre, calendaire : Faire le calendier des tesmoins d’ung procès. (1364, Lille, ap. LaFons, Gloss. ms., Bibl. Amiens.) Faire le callendier des escriplures de la ville. (1411, Lille, ib.) Commandons aux gens de nosdits comptes, que chascun au ils facent kalen- dier au regard desdits receveurs, et leur assignent jour de venir compter une fois l’an. (1413, Ord., x, 74.) On dit qu’il y avoit faulle au calendier •d’un procès. (1470, Douai, ap. La Fons.) Faire le kalendier et atacques des tcs- moings. (1485, Lille, ib.) Ce mot était encore en usage au com- mencement du xvii" siècle : Le callendrier de l’église d’ilaisnes. (1617, La Bassée, ap. La Fons.) CALENDRE, kal, s. f., calendrier : Soit escrit en kalendre le jor de sa mort. (1294, Stat. deS.-J. de Jer., roui., Arch. B.- du-Rhôue.) cALENDREux, adj., attaqué par la ca- landre, par le charançon : Blé mesolé et calendreux. (xv’ s., Valen- ciennes, ap. La Fous, Uloss. ms., liibl. Amiens.) GALETTE, S. f., diminutif de cale, sorte de bonnet : Le dit Gilet osta a icellui Slaron sa râ- telle ou barette, qu’il avoit sur la teste. (1379, Arch. JJ 115, pièce 200.) cALiioTTE, s. f., éleignoir : IJne calhotle a estaiudre les cyerges. (1589, Roye, ap. La Fous, Gloss. ms., Bibl. Amiens.) CALiAT, voir Caillât. cALiDiTÉ, s. f., chaleur, caractère de ce qui est chaud : Humidité, frigidité, Siccilé et calidité Si bien s’^iUcmpcrant ensemble... (Traictc d’Alch.jiiàe, 611, à la suite de la Rose. éJ. MéoD.) Pour la calidilé ou clialleur qui est en cul.. (ORES.ME, Polit., 2* p., f88, éd. 1489.)