Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/102

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Des nuages épais
Percez, percez les voiles,
Scintillantes étoiles,
Par vos tendres reflets.
Ah ! déjà ces murs sombres
Ont semblé s’agiter,
Et vers les cieux monter
Comme de vaines ombres.
De sites, de passans,
La campagne se couvre,
Et notre œil y découvre
Des fleurs, des bois, des champs,
Et d’épaisses feuillées
Où les tendres amans
Promènent leurs pensées.

Mais plus loin sont couverts
Les longs rameaux des treilles,
De bourgeons, pampres verts,
Et de grappes vermeilles ;
Sous de vastes pressoirs
Elles roulent ensuite,
Et le vin à flots noirs,
Bientôt s’en précipite.
Le lac étend ses flots
À l’entour des montagnes,