Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/121

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MÉPHISTOPHÉLÈS.

Tu es, au reste.... ce que tu es. Entasse sur ta tête des perruques à mille marteaux, chausse tes pieds de socques hauts d’une aune, tu n’en resteras pas moins ce que tu es.

FAUST.

Je le sens, en vain j’aurai accumulé sur moi tous les trésors de l’esprit humain… lorsque je veux enfin prendre quelque repos, aucune force nouvelle ne jaillit de mon cœur ; je ne puis grandir de l’épaisseur d’un cheveu, ni me rapprocher tant soit peu de l’infini.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Mon bon monsieur, c’est que vous voyez tout, justement comme on le voit d’ordinaire ; il vaut mieux bien prendre les choses avant que les plaisirs de la vie vous échappent pour jamais. — Allons donc ! tes mains, tes pieds, ta tête et ton derrière t’appar-