Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/176

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


FAUST.

Il me semble que la vieille parle dans la fièvre.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Il n’y en a pas long maintenant : je connais bien tout cela, son livre est plein de ces fadaises. J’y ai perdu bien du tems, car une parfaite contradiction est aussi mystérieuse pour les sages que pour les fous. Mon ami, l’art est vieux et nouveau. Ce fut l’usage de tous les tems de propager l’erreur en place de la vérité par trois et un, un et trois : sans cesse on babille sur ce sujet, on apprend cela comme bien d’autres choses ; mais qui va se tourmenter à comprendre de telles folies ? L’homme croit d’ordinaire, quand il entend des mots, qu’ils doivent absolument contenir une pensée.

LA SORCIÈRE.

La science la plus profonde
N’est donnée à personne au monde ;