Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/195

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bénédiction : « Mon enfant, s’écria-t-elle, bien injustement acquis captive l’ame et consume le sang : consacrons-le tout à la mère de Dieu, et elle nous réjouira par la manne du ciel ! » La petite Marguerite fit une moue assez gauche : cheval donné, pensa-t-elle, est toujours bon ; et vraiment celui qui a si adroitement apporté ceci ne peut être un impie. La mère fit venir un prêtre : celui-ci eut à peine entendu cette niaiserie, que son attention se porta là toute entière, et il lui dit : « Que cela est bien pensé ! celui qui se surmonte ne peut que gagner. L’église a un bon estomac, elle a dévoré des pays entiers sans jamais cependant avoir d’indigestion. L’église seule, mes chères dames, peut digérer un bien mal acquis. »

FAUST.

C’est l’usage le plus commun, juifs et rois le peuvent aussi.