Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/234

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tout le jour et la moitié de la nuit. Une fois elle est gaie, plus souvent triste ; une autre fois elle pleure beaucoup, puis semble devenir plus tranquille, et toujours aime.

FAUST.

Serpent ! serpent !

MÉPHISTOPHÉLÈS, à part.

N’est-ce pas ?…. Que je t’enlace !

FAUST.

Infâme! lève-toi de là, et ne nomme point cette charmante femme ! N’offre plus le désir de sa douce possession à mon esprit à demi vaincu.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Qu’importe ! elle te croit envolé, et tu l’es déjà à moitié.

FAUST.

Je suis près d’elle ; mais en fussé-je bien loin encore, jamais je ne l’oublierais, jamais je ne la perdrais ; oui, j’envie le