Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/245

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ronge le cœur ; ça doit te faire le même effet, Henri !

FAUST.

Tu as donc des antipathies ?

MARGUERITE.

Je dois me retirer.

FAUST.

Ah ! ne pourrais-je jamais reposer une seule heure contre ton sein… presser mon cœur contre ton cœur, et mon ame dans ton ame !

MARGUERITE.

Si seulement je couchais seule, je laisserais volontiers ce soir les verroux ouverts, mais ma mère ne dort point profondément, et si elle nous surprenait, je tomberais morte à l’instant.

FAUST.

Mon ange, cela ne sera pas nécessaire. Voici un petit flacon : deux gouttes seule-