Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/265

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pour le sien, quelque chose dont l’arrivée sera d’un funeste présage ?

MARGUERITE.

Hélas ! hélas ! puissé-je échapper aux pensées qui s’élèvent contre moi !

LE CHŒUR.

[1]

Dies iræ, dies illa,
Solvet sœclum in favillâ.

(L’orgue joue.)
LE MAUVAIS ESPRIT.

Le courroux céleste t’accable ! la trompette sonne ! les tombeaux tremblent, et ton cœur, ranimé du trépas pour les flammes éternelles, tressaille encore.

MARGUERITE.

Si j’étais loin d’ici ! Il me semble que cet orgue m’étouffe, ces chants déchirent profondément mon cœur.

  1. Du Seigneur la juste colère
    Réduira le siècle en poussière.