Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/273

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pas son palais comme il faut pour cette fête ? C’est un bonheur pour toi de voir cela ! Je devine déjà l’arrivée des bruyans convives.

FAUST.

Comme le vent s’agite dans l’air ! De quels coups il frappe mes épaules.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Il faut t’accrocher aux vieux pics des rochers, ou il te précipiterait au fond de l’abîme. Un nuage obscurcit la nuit. Écoute comme les bois crient. Les hiboux fuient épouvantés. Entends-tu éclater les colonnes de ces palais de verdure ? Entends-tu les mouches trembler et se briser ? Quel puissant mouvement dans les tiges ! Parmi les racines, quel murmure et quel ébranlement ! Dans leur chute épouvantable et confuse, ils craquent les uns sur les autres, et parmi les cavernes éboulées sifflent et hurlent les tourbillons. Entends-tu ces voix