Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/277

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monte depuis trois cents ans, et ne puis atteindre le sommet ; je voudrais bien me trouver avec mes semblables.

LES DEUX CHŒURS.

Le balai, le bouc et la fourche
Sont là : que chacun les enfourche !
Aujourd’hui qui n’est point monté
Est perdu pour l’éternité.

DEMI-SORCIÈRE, en bas.

De bien travailler je m’honore,
Et pourtant je reste en mon coin ;
que les autres sont déjà loin,
Quand si bas je me traîne encore !

CHŒURS DE SORCIÈRES.

Une auge est un vaisseau fort bon ;
On y met pour voile un torchon,
Car si l’on ne vogue à cette heure,
Sans voguer il faudra qu’on meure.

LES DEUX CHŒURS.

Au sommet nous touchons bientôt,
Que chacun donc se jette à terre,
Et que de là l’armée entière
Partout se répande aussitôt.

(Ils s’arrêtent.)