Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/282

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MINSITRE.

L’avis des vieux me semble salutaire,
Du droit chemin tout s’éloigne à présent,
Au tems heureux que nous régnions, vraiment
C’était l’âge d’or de la terre.

PARVENU.

Nous n’étions pas sots non plus, Dieu merci,
Et nous menions assez bien notre affaire ;
Mais le métier va mal, en ce tems-ci
Que tout le monde veut le faire.

AUTEUR.

Qui peut juger maintenant des écrits
Assez épais, mais remplis de sagesse ?
Nul ici-bas. — Ah ! jamais la jeunesse
Ne fut plus sotte en ses avis.

MÉPHISTOPHÉLÈS, paraissant soudain très-vieux.

Tout va périr ; et moi, je m’achemine
Vers le Bloksberg pour la dernière fois ;
Déjà mon vase est troublé. Je le vois,
Le monde touche à sa ruine.

SORCIÈRE, revendeuse.

Messieurs, n’allez pas si vite ! Ne laissez point s’échapper l’occasion ! Regardez at-